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Retrouvez le discours de clôture de Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate et député européen...
François vous l'a dit en introduction, nous sommes en mouvement. Nous faisons bouger les lignes, ce n'est pas simple.
On en a beaucoup entendu parler. Ce qui s'est passé il y a une
quinzaine de jours, notamment à Marseille, fait réfléchir. C'est très
bon de réfléchir. J'entends souvent dire pour le Mouvement Démocrate :
Il faudrait faire de la politique autrement.
J'entends et je crois que l'ensemble des leaders des responsables du Mouvement Démocrate entende toutes les questions posées. Moi, j'ai entendu à la réunion de vendredi soir cette dame qui disait : "Mais je ne peux pas supporter que vous parliez de Robert Hue comme vous en parlez."
C'est clair, c'est normal. Il est normal que, dans les fonds politiques que nous avons, de nombreuses personnes par rapport à nos cultures politiques historiques se posent des questions. C'est naturel, nous devrons être vigilants par rapport à cela, à respecter l'ensemble de nos cultures historiques, mais aussi à regarder dans l'ensemble de la société, notamment dans l'ensemble des formations politiques, les avancées, les perspectives que se donnent des personnes qui ont changé, qui évoluent comme nous avons, nous aussi, évolués. C'est indispensable.
Alors, il y a un sujet, on a été beaucoup interviewé, interrogé, vous aussi, les militants, les sympathisants, ici présents, par différents journalistes : "Alors, vous êtes déjà à gauche, cela y est, vous avez fait alliance avec la gauche ?" Doucement, doucement, nous sommes là pour en débattre.
Nous avons devant nous des semaines pour en débattre, au moins 3 mois, je le dis ici et tout de suite. Je l'ai déjà dit pendant les élections européennes : les élections régionales se joueront dans les trois derniers jours de l'élection régionale, c'est-à-dire dans la dernière semaine de mars. Nous devons nous mettre en état de marche, le Mouvement Démocrate, pour être présent dans cette dernière semaine et le plus fortement possible.
Avant on doit construire. Alors parlons d'alliance. Allons-y. Très bien, nous sommes d'accord et depuis longtemps depuis la création du Mouvement Démocrate, nous voulons créer une alternative politique crédible dans ce pays et on est assez lucide, assez serin même, par rapport à tout cela.
Nous pensons que le Mouvement Démocrate seul n'est pas du tout complètement valide pour représenter cette alternative politique. Il faut bien la faire avec d'autres.
La carte électorale telle que nous l'avons, il faut la regarder notamment par rapport aux régionales d'aide aux perspectives des élections futures notamment les présidentielles.
Nous avons à discuter avec un certain nombre de formations. J'entends ici et très souvent : "Oui, oui, les socialistes, c'est tout méchant, c'est tout sclérosé". Ce n'est pas complètement faux, mais tout méchant, c'est un peu vif.
Tout sclérosé, c'est un peu vrai, mais on s'aperçoit que, dans le Parti socialiste, il y a des gens moins sclérosés qui réfléchissent un peu de la même manière que vous. J'entends : "L'écolo, c'est bien, c'est tout bio, tout gentil...." Oui... Je suis de ceux-là et je ne suis pas le seul dans cette salle qui les connaisse un peu !
Tout bio... pas toujours... et, gentil... non ils font de la politique ! Et ils ne sont pas toujours si jeunes que cela par rapport à la politique, parce qu'ils ont une certaine antériorité et, parfois, ils ne se débrouillent pas trop mal. Cela s'est vu !
Par rapport à cela, je pense que nous devons avoir des discussions franches et sur le quantitatif, par rapport à des discussions que nous pourrions avoir au premier, au second, au troisième tour, mais aussi sur le fond, sur le modèle de société, comment on fait une société où on ne change pas la vie des gens contre leur gré. On ne fait pas des impératifs par rapport à des sociétés que nous voulons voir évoluer.
On essaie de montrer comment une société peut évoluer avec la vie des gens et, une majorité dans la population, c'est indispensable. C'est un débat fondamental, si on veut parler de développement durable, comment on le met en place ; si on veut parler de liaison entre services publics, entreprises, participation entre public et privé, des choses fondamentales, c'est un vrai débat que l'on a dans ce cas qui dépasse très largement et les clivages dans l'écologie politique et les clivages entre la droite et la gauche. Quel est le modèle que nous voulons construire autour du développement durable qui mette en face réellement les perspectives du XXI ème siècle de ce que nous voulons faire.
Tout cela est indispensable.
Évidemment, on doit aussi discuter avec nos amis sociaux-démocrates. On le voit un peu au parti socialiste. Il y a un peu de sclérose. Si Martine Aubry arrêtait de nous demander d'être de gauche tous les 2 jours ou les demi-heures, ce serait sympathique !
Là n'est pas la question. La question est de savoir si nous sommes capables de développer, de discuter en commun, de discuter de manière transparente, publique du modèle de société que nous voulons construire. Ce n'est pas de savoir si nous sommes de gauche, de droite, au centre, je ne sais quoi. C'est de savoir comment nous mettons cela en place pour que, face à ce que nous appelons l'hégémonisme de l'UMP, le sarkozisme triomphant, comment nous construisons quelque chose de conscient et conscient dans la tête de nos concitoyens.
Nous devons nous continuer à construire le Mouvement Démocrate, mais il est bien un Mouvement Démocrate, il est extrêmement sympathique, mais je crois que nous devons aspirer avec ce Mouvement Démocrate à construire le vrai parti démocrate qui sera au centre de l'alternative politique.
Je vous remercie."
Jean-luc Bennahmias
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