Le 12 juin dernier, en allant voter massivement contre le président sortant
Mahmoud Ahmadinejad, les Iraniens ont manifesté leur volonté de changement. Ce
vote leur fut alors confisqué de manière honteuse par des fraudes d’une ampleur
inégalée sous le régime de la République islamique où les élections pourtant
n’ont jamais été libres. Depuis le 12 juin, malgré la répression féroce contre
les manifestants, tués, emprisonnés, torturés, violés, le mouvement de
protestation s’est poursuivi, amplifié, approfondi. Parti de la contestation de
la fraude électorale, il remet aujourd’hui en cause le fondement même du régime,
le principe du velayat-e- faqih, qui instaure la subordination du politique au
religieux. Ce qui se passe en Iran revêt une importance considérable. Nous
assistons pour la première fois dans un grand pays musulman du Moyen-Orient à
l’émergence d’un mouvement social fondé sur les valeurs universelles des droits
de l’homme, l’égalité des sexes, la séparation du politique et du religieux. Ce
mouvement est porteur d’espoir pour tous ceux qui aiment la liberté et refusent
le choc des civilisations. Lui seul peut apporter une solution durable aux
dangers que le régime islamique fait peser, non seulement sur la société
iranienne mais sur la paix mondiale à travers sa volonté d’acquérir l’arme
nucléaire.
Ce mouvement cependant est fragile. Il peut d’un jour à
l’autre être écrasé par un régime aux abois prêt à toutes les exactions pour
survivre. Rien n’est plus urgent que de se mobiliser pour exiger :
- L’arrêt
immédiat des exécutions capitales en Iran
- La libération de tous les
prisonniers politiques, une commission d’enquête internationale sur leur sort et
sur celui des disparus
- La liberté de la presse et de manifestation
-
L’organisation d’élections vraiment libres et pluralistes sous le contrôle
d’experts internationaux
Ce qui se passe en Iran nous concerne tous. Nous
sommes tous des démocrates iraniens.
Signez ici l'appel pour "
Azadi, Liberté pour l'Iran"
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