Vous êtes ici » Accueil » Actualités » La provocation, quand elle est travaillée et qu'elle est voulue, n'a pas grand intérêt !
A ce petit jeu, M. Allègre, détiendrait-il comme M.Nicolin et M.Frêche, tous trois du Département de l'Hérault, une tendance aigue à la provocation ?
Car, (on peut le regretter) mais c'est de cette
partition, que Claude Allègre a choisi de jouer, en sabordant d'un
revers de main les aspects androïdes du changement climatique qui
avaient mis si longtemps à émerger dans les consciences collectives.
Comment peut-on affirmer de manière aussi abrupte que, depuis le début
de l'industrialisation, l'activité humaine ne participe pas à
l'augmentation de la température ? Que celle-ci est, en outre, de
nature à provoquer d'énormes déséquilibres ?
Pour autant, et bien
évidemment, dire que les gaz à effets de serre constituent le seul
enjeu environnemental relève de la litote: la famine, la pollution des
fleuves et de la mer, la question des déchets ménagers comme des
substances radioactives civiles et militaires sont autant d'éléments
qui, remis dans leur globalité forme un tout solidaire. Jouer d'un seul
instrument, peut donc rendre la mélodie simpliste, certes, et à ce
niveau le recadrage de Claude Allègre peut paraitre opportun. Mais,
venir délégitimer le GIEC de manière si violente n'est pas digne de ce
géophysicien reconnu. 5000 scientifiques qui travaillent collectivement
sur le même sujet, n'est-ce pas un exemple à suivre pour les autres
problématiques ! Certains de ses scientifiques, de différentes cultures
d'ailleurs, peuvent se tromper parfois (comme sur les prévisions
réalisées sur l'Himalaya) mais ils corrigent! Et c'est là tout le sens
de leur mérite! Ceci est sain et loin, très loin de l'aveuglement
dénoncé par M. Allègre !
Je saisis pour ma part l'occasion pour
soutenir ce collectif de chercheurs et encourage celui-ci à renforcer
les réflexions quant aux réponses à apporter au quotidien.
Dans ce
flux permanent de réactions aux réactions, il n'y a pourtant pas que
sur le changement climatique que le débat s'agite...et dérape !
A
quelques semaines des régionales, une telle dirigerait la Région
Poitou-Charentes comme sous la Werhmart, un autre assurerait la gestion
de son Conseil Régional comme un fasciste mussolinien ! Disons le tout
net, ce n'est pas au niveau!
Est-il besoin d'en rajouter et de devenir, dans ce cadre là, aussi grossier que M.Frêche ?
Cela ne fait qu'augmenter le score de ce dernier. Et au départ, me Semble-t-il, ce n'était pas le but recherché.
Jean Luc Bennahmias
© Jean-Luc Bennahmias - Tous droits réservés - Permanence | 88, rue Curiol 13001 Marseille | Tél. 04 96 12 08 19