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Posté par jean luc bennahmias - jeu 23/10/08
Photo Jean-Éric Ely
Entretien donné à La Provence
Le Marseillais, Jean-Luc Bennahmias copréside le MoDem 13
Jean-Luc Bennahmias est un homme pressé. Dans son envie d'agir pour le
compte de son parti, s'entend. Quelques jours après l'élection du
bureau départemental à Aubagne qui marquait, le 17 octobre, la première
étape de la construction du mouvement qu'il co-dirige dans le
département avec François-Xavier de Peretti, et avant le congrès
national du 26 octobre, il passe en revue quelques thèmes de "son"
actualité.
- Comment faire en sorte que le MoDem soit en ordre de marche ?
Jean-Luc Bennahmias :
C'est une question d'organisation. Nous couvrons un territoire, les
Bouches-du-Rhône et nous sommes présents partout. Il faut mettre en
place des groupes, des représentants, ville par ville et à Marseille,
secteur par secteur. Ce n'est pas une mince affaire mais nous y sommes
parvenus.
- Vous pensez que le MoDem a besoin de plus de visibilité sur le plan local ?
Jean-Luc Bennahmias :
Le mouvement existe dans le paysage politique, tant au niveau
qualitatif que quantitatif. C'est un mouvement de gouvernance. Le
discours médiatique tend à nous faire croire que François Bayrou est un
homme seul. Mais je rappellerai seulement que notre université d'été du
Cap Estérel a réuni 2000 personnes, ce qui est énorme pour un tout
jeune parti.
- Cette construction intervient quand même dans une situation difficile ?
Jean-Luc Bennahmias : On
connaît une crise écologique mondiale, une crise sociale en devenir
avec les problèmes de pouvoir d'achat et les difficultés à vivre des
classes moyennes, une crise financière sans précédent... On peut
comparer cet événement à la chute du mur de Berlin en 89. Comme le mur
de Berlin a fait tomber le bloc soviétique, la crise a fait tomber le
capitalisme financier. Nous devons travailler, nous, sur l'économie
sociale de marché, qui va de pair avec le développement durable.
- Quelles sont vos priorités parmi les grands chantiers à aborder ?
Jean-Luc Bennahmias : La
LGV est une priorité. Qui dit grands travaux dit politique structurante
d'aménagement du territoire, possibilité de développement de modes de
transports. Il faut accélérer la mise en place de production
énergétique, aborder autrement la politique de gestion des déchets en
envisageant ses retombées positives, ses gains, et pas seulement comme
quelque chose synonyme de problèmes…
- Quels seraient les principaux freins aux dossiers que vous évoquez ?
Jean-Luc Bennahmias : La
lenteur des processus de décision est une plaie. On peut avancer très
vite sur un dossier, quel qu'il soit, s'il y a une volonté politique
derrière. Ce n'est pas toujours le cas à Marseille et ailleurs.
- Vous vous réjouissez que Marseille ait été choisie capitale européenne de la culture en 2013 ?
Jean-Luc Bennahmias : Bien
sûr. À condition qu'on sache coordonner tout ça, que les politiques
fassent abstraction de leur ego et aident le plus possible l'ensemble
de la création. L'impact de cet événement peut être très fort pour
beaucoup de structures, comme on l'a vu par exemple à Liverpool. Il
faut s'entendre aussi sur la notion de "culture". Ne pas hésiter
également à aller sur le terrain de l'éducation.
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